IN MEMORIAM

HOMMAGE A HENRI LACAS

Le Directeur de Foyer Henri Lacas (PCDF) est décédé le 15 avril 2013, à l'âge de quatre-vingt-dix ans.

La cérémonie religieuse des obsèques a eu lieu à Toulon, le jeudi 20 avril 2013.

Nos camarades de la section de Toulon, Bernard Hipault, Ludovic Le Page, Jacqueline et Robert Pizay, étaient présents.

 

Avec l'accord de Robert Pizay, nous reproduisons sa lettre d'hommage à Henri Lacas :

 

Henri Lacas est parti. Il en a suivi d’autres : C’est une génération qui s’efface, une série de “temps” qui laisse derrière nous, comme un trou qui s’agrandit toujours.

90 ans : c’est un bel âge, mais après tout, il le fallait bien : “ce qui est con, c’est de vieillir !”.
Ce mot en trois lettres, il l’employait beaucoup : il parait qu’il est de chez lui : Montpellier, là où les gens sont les plus intelligents.

Je veux lui rendre hommage, car il le mérite bien. C’est lui qui m’accueillit au Centre Sirocco : Ecole du fusilier, Cap Matifou, Algérie 1953.

“Dieu que j’étais “CON”, et ignorant, alors que lui portait déjà sur le front les trois plis de la compétence, du savoir et de la modestie.

Sirocco, c’était l’Ecole du Soldat, plus que du Marin. Dans son esprit rempli d’humour, les meilleurs se divisaient en “JO” : “JO balayette”, “JO les miches”, “JO la bérouille” : lui, c’était “JO la Fiat”.

En plus, s’il le voulait, il chantait juste et battait qui voulait en n’importe quel domaine.

Petit de taille, il n’en était pas moins musclé et capable de sauter quatre marches sans élan.
Ses mérites de chasseur faisaient sa gloire. Bien que chuchotant, il entretenait sans efforts, l’ambiance déjà vivante de la table du carré.

Aussi, le Foyer dont il était le patron s’en ressentait : le bruit et la bonne santé des élèves y trouvaient son exutoire ; et il n’était pas un moment vide où ils puissent s’ennuyer.

En ce qui me concerne, ce fut 10 ans de Marine et 50 ans de Moulin. En fait, ces dernières ne furent que la conséquence des premières.

Dans toutes ces années, jamais Jo Lacas ne m’a jamais laissé tomber et cela fait donc 60 ans.
Il prit part à tous les grands moments de ma vie, et à ceux de ma famille.

Je veux rendre hommage à son intégrité, à son honnêteté et à son savoir.
Ses jugements étaient vite tranchants et définitifs. Sa connaissance des textes et sa mémoire étaient un outil extraordinaire.

Mon passage dans les foyers ne comporte que quelques noms et mes croisements d’affectation de deux ans en deux ans furent : Hourtin - Sirocco - Lanvéoc Poulmic - Dakar - St-Mandrier - Bizerte. Ce furent toujours des moments exceptionnels et constructifs.

Je remercie mon destin, à travers lequel : “JO” Henri Lacas fut toujours présent, dans une relation suivie et aux moments voulus.


Robert Pizay - La Motte
Le 16 Avril 2013